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02 décembre 2006

coincé

Nous sommes le 2 décembre et je ne suis pas bonapartiste. Mais bon, c'est trop de silence. Cet été, j'ai vécu sans Internet, ni télévision, ni journaux et plus de la moitié du temps seul, j'ai eu le sentiment profond de recommencer à exister. Puis j'ai du revenir pour vendre une maison, en acheter une autre, préparer deux déménagements et télé chaque soir. Putain ! Comme au boulot, la retraite.
Chaque jour je trie le passé : sinon comment savoir que cette feuille jaunie coincée, par ma mère sans doute, entre deux vieux calendriers des postes me rend héritier concessionnaire d'une place dans le cimetière de Margueray, département de la Manche... Mais mon idéal reste l'ataraxie, j'y arriverai. Et comme aujourd'hui le jardin d'Epicure ne peut être que virtuel, je prends ici l'engagement d'écrire quelques lignes chaque jour.

26 novembre 2004

épicurien

On le pense porté sur les plaisirs en tous lieux, en tous genres... Ecoutons Epicure : "Tout plaisir pris en lui-même et dans sa nature propre est un bien" Mais aussi "c'est un grand bien que de se suffire à soi-même, non qu'il faille toujours vivre de peu, mais afin que si l'abondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons" (Lettre à Ménècée, 129)
Et encore ... "Bien qu'on puisse jusqu'à un certain point se mettre en sûreté contre les hommes au moyen de la force et de la richesse, on obtient cependant une sécurité plus complète en vivant tranquille et loin de la foule." (Maxime fondamentale XIV)
Et pour finir aujourd'hui ..."la mort n'est rien pour nous, car ce qui est dissous est privé de sensibilité, et ce qui est privé de sensibilité n'est rien pour nous." (Maxime fondamentale I)