"Ecoutez ceci, les Anciens,
Prêtez tous l'oreille, habitants du pays !
Est-il de votre temps survenu rien de tel,
ou du temps de vos pères ?
Racontez-le à vos fils,
Et vos fils à leurs fils,
Et leurs fils à la génération qui suivra."
Joël(I, 1-3)
le 29 août 1943, les allemands avaient prévu de rafler et de déporter les quelque 8 000 Juifs résidant au Danemark.
L'arrestation de tous les Juifs danois était prévue pour la nuit du 1er au 2 octobre 1943. Mais les Danois, informés, purent cacher la quasi-intégralité de la communauté juive. La police danoise refusa les perquisitions, les Allemands ne purent qu’entrer chez les Juifs qui ouvrirent leur porte. L'Eglise catholique danoise condamna, le 3 octobre, publiquement, par une lettre pastorale lue en chaire dans toutes les paroisses du pays, la politique antisémite nazie, recommandant de venir en aide aux juifs. La Suède promit d'accueillir les Juifs cachés. Une vaste expédition permit d'envoyer 6 800 personnes par mer dans ce pays, les bateaux de pêche, les voiliers ou les ferries furent utilisés. La Wehrmacht ne manifesta aucun enthousiasme pour remplacer les forces insuffisantes de la Gestapo sur place. Leur action était difficile car la quasi-totalité de la population danoise (y compris les fonctionnaires sans ordre ni concertation) était solidaire des juifs. 450 personnes furent déportées à Theresienstadt où 51 moururent.
L'attaché commercial allemand Georg Ferdinand Duckwitz, averti le 28 septembre de la rafle par son supérieur le SS Werner Best, prévint Hans Hedtoft, président du parti social-démocrate qui transmit aussitôt l'information à la Résistance danoise et à des représentants de la communauté juive. Il a été reconnu Juste parmi les Nations.
Ici je peux raconter ce que je veux en terminant mes phrases, une occasion rare dans la vie... Mais si vous êtes d'une autre opinion n'hésitez pas à donner votre commentaire.
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18 janvier 2007
05 mars 2005
oublieux
Nous ne devons pas oublier la destruction des Juifs d'Europe par les Nazis et leurs inféodés.
Soit, mais parfois le choix des mots pour le dire est étrange. Les Américains aiment le mot "holocauste" qui désigne un sacrifice hébraïque. Scandaleuse inversion de sens : les Nazis auraient eu une pratique biblique. En France depuis qu'un film admirable est sorti on parle de "shoah", en hébreu (toujours), cela désigne une catastrophe naturelle. Naturelle, vraiment ?
Nos ministres français aiment parler de "devoir de mémoire". Voici une belle stupidité. D'abord la mémoire des peuples ne se contrôle pas plus que celle des individus. Enfin pourquoi doit-on se souvenir ? Pour être ému,… pas seulement. Il est important de ne pas recommencer. Et pour cela il faut faire appel non à l'émotion de la mémoire mais à l'intelligence. Le seul devoir est de comprendre. Faire de l'histoire nous permet d'avancer dans la compréhension d'une catastrophe qu'il est trop facile de décréter incompréhensible. Opposons donc la raison de l'histoire à l'émotion indicible de la mémoire. Ceci nous permettra au passage de ne pas oublier d'autres sacrifiés rarement évoqués, on parle souvent des homosexuels et des Tziganes, qui se souvient que les Allemands noirs venus des anciennes colonies furent exterminés ?
Ce n'est pas faire injure que de replacer la destruction des Juifs d'Europe dans un contexte, c'est ne pas capituler.
Soit, mais parfois le choix des mots pour le dire est étrange. Les Américains aiment le mot "holocauste" qui désigne un sacrifice hébraïque. Scandaleuse inversion de sens : les Nazis auraient eu une pratique biblique. En France depuis qu'un film admirable est sorti on parle de "shoah", en hébreu (toujours), cela désigne une catastrophe naturelle. Naturelle, vraiment ?
Nos ministres français aiment parler de "devoir de mémoire". Voici une belle stupidité. D'abord la mémoire des peuples ne se contrôle pas plus que celle des individus. Enfin pourquoi doit-on se souvenir ? Pour être ému,… pas seulement. Il est important de ne pas recommencer. Et pour cela il faut faire appel non à l'émotion de la mémoire mais à l'intelligence. Le seul devoir est de comprendre. Faire de l'histoire nous permet d'avancer dans la compréhension d'une catastrophe qu'il est trop facile de décréter incompréhensible. Opposons donc la raison de l'histoire à l'émotion indicible de la mémoire. Ceci nous permettra au passage de ne pas oublier d'autres sacrifiés rarement évoqués, on parle souvent des homosexuels et des Tziganes, qui se souvient que les Allemands noirs venus des anciennes colonies furent exterminés ?
Ce n'est pas faire injure que de replacer la destruction des Juifs d'Europe dans un contexte, c'est ne pas capituler.
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