Ici je peux raconter ce que je veux en terminant mes phrases, une occasion rare dans la vie... Mais si vous êtes d'une autre opinion n'hésitez pas à donner votre commentaire.
17 juin 2008
stop and go
Après le vote des Irlandais, on se méfiera des référendums. Les votations helvétiques fonctionnent (à peu près) par une longue habitude de la réflexion : dans les années 80 les Suisses s'étaient laissé convaincre de s'opposer à la réduction du temps de travail ! C'est aussi qu'ils votent souvent. Lorsqu'on organise de temps en temps un référendum exceptionnel, on est certain d'être, non dans la démocratie mais dans le sondage d'opinion. On ramasse des notes d'ambiance : le gouvernement n'a pas la côte alors on sanctionne l'Europe... A chaque crime croustillant, on pourrait rétablir la peine de mort. Si l'auteur était bronzé, on pourrait en plus voter pour l'expulsion immédiate des étrangers ! Ce n'est pas ça la démocratie.
01 mai 2008
douter, douter
Au lycée, mon prof de philo moquait les sceptiques mais admirait Descartes. Un demi-siècle plus tard je suis convaincu que Descartes aurait eu raison de s'arrêter à l'évidence du cogito. Pour le reste rien n'est jamais certain surtout en sciences. En général mieux vaut fermer sa gueule si l'on n'est pas un menteur professionnel comme il en fleurit dans toutes les allées et les contre-allées de tous les pouvoirs. C'est l'ére de la communication, c'est tout dire en un mot. Mais si rien n'est certain, le grand secret est de savoir que cela ne doit pas nous conduire à penser que tout se vaut. Bien au contraire.
29 avril 2008
la précaution est le contraire de la prévention
"Le principe de précaution contient une contradiction interne : on prétend éviter grâce à ce principe les risques incertains, mais le fait d’imposer ce principe comporte justement un risque incertain, celui d’empêcher l’émergence des solutions à certaines catastrophes qui auraient pu être évitées grâce à des innovations ou des découvertes rendues impossibles par l'application même du principe. Une multitude de découvertes (le feu, le Nouveau monde, la radiologie, les antibiotiques, etc.) auraient été impossibles si un "principe de précaution" avait existé aux époques respectives où elles sont apparues.
Le but est pour les hommes politiques d'échapper à leur responsabilité, de justifier le protectionnisme, de préférer l'ignorance et la pauvreté à la prise de risque, de mettre en avant le faux concept de "responsabilité collective" (responsabilité que l'humanité présente aurait vis à vis des générations futures) pour nier les droits individuels et accroître le rôle de l'Etat (garant de l'irresponsabilité institutionnelle). "
Extrait de Wikiliberal
18 avril 2008
innocents
Regardé hier soir sur Arte, les Innocents de Bertolucci, The Dreamers. Enfin un regard chargé d'intelligence sur le sujet. Les personnages jouent comme nous jouions. Comme les barricades, la phraséologie marxiste, l'occupation de la Sorbonne étaient nos jeux. On jouait à transformer le monde. Il était donc encore assez enchanté pour l'être. Le jeu, à la fin, ruine l'ordre établi, c'est pour cela qu'on ne le tolère que chez les enfants ou autrefois lors du carnaval. Sarkozy a bien raison de détester mai 68, lui qui ambitionne d'être un cul de plomb.
09 avril 2008
citation
I dedicate these words to the impossibility of finding a word equal to the silence inside me.
Paul Auster. White Spaces, Collected Poems, 2004
Paul Auster. White Spaces, Collected Poems, 2004
06 avril 2008
non à la directive de la honte
Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Signez l'appel de la CIMADE aux élus européens contre la directive de la honte.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Signez l'appel de la CIMADE aux élus européens contre la directive de la honte.
29 mars 2008
en toutes choses préférer l'impur
Nous avons connu ceux qui pensaient que les maux de la terre disparaîtraient si les Juifs étaient éliminés. D'autres en firent autant concernant les Communistes, les Musulmans ou les intellectuels. Enfin, il y a peu de temps certains pratiquèrent la purification ethnique. Le bouc émissaire ne plaît à dieu que sacrifié au nom de la pureté. Il y a deux jours sur la chaîne Arte, j'ai vu une jeune scientifique allemande expliquer qu'elle cherchait à comprendre comment serait l'océan si les hommes disparaissaient ou n'avaient jamais existé... J'ai compris que pour certains écolo-intégristes l'apothéose de la purification était à venir.
17 mars 2008
in memoriam Lazare Ponticelli
Lazare Ponticelli, dernier "poilu" de la "Grande Guerre" était un voisin et il était venu dans l'école de nos enfants. Son histoire d'émigré illettré était exemplaire. Son message était simple : "ne faites pas la guerre !". Il le disait tout le temps aux enfants. A la fin je crois qu'il s'est fait avoir, car accepter un hommage d'Etat, même sobre, c'était être assuré de la présence de sabreurs en uniforme et va-t-en-guerre (qui ne font qu'y envoyer les autres), d'un président de la République en mal de discours patriotiques... Raté mon pauvre vieux, le message pacifiste a fait long feu. Qui saura aujourd'hui dire le sang, la puanteur de la mort et l'odeur de merde qui entourent le patriotisme en action ?
12 mars 2008
03 mars 2008
02 mars 2008
06 février 2008
21 janvier 2008
annulation du Paris-Dakar
Je n'ai pas d'inclination particulière pour les sports mécaniques mais je souhaite me faire l'écho des propos du cinéaste Abderrahmane Sissako :
"J’entends depuis quelques jours, çà et là, et sans voix pour y répondre, qu’il ne faut plus aller en Mauritanie, que c’est dangereux. Je vous invite en Mauritanie. Je vous y invite parce que ce pays conduit, depuis des siècles, une singulière «politique de civilisation», comme le réclamait récemment pour son propre pays le président de la République française. Ce mélange de cultures maure, arabo-berbère et noire africaine, ce brassage ethnique, cette terre d’échanges fertiles sont à bien des égards, malgré le sous-développement, des gages de civilisation. Je vous invite en Mauritanie parce que ici comme nulle part ailleurs une culture nomade a forgé une culture érudite. Je vous invite à rencontrer nos savants, nos griots, nos musiciens, à connaître ce pays qui compte quatre villes classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, ce pays qu’on dit être le pays du million de poètes, je vous invite à visiter nos universités et nos bibliothèques du désert. Je vous invite en Mauritanie parce que l’annulation d’une compétition sportive ne doit ni effacer les efforts d’un pays pour construire son image dans la région et dans le monde et pour faire vivre son identité de nations multiples, ni surtout à encourager les terroristes à continuer à nous faire peur. Je vous invite à venir en Mauritanie comme nous avons continué à aller, et plus engagés que jamais, à Madrid, à Londres, à New York après des attentats autrement meurtriers. Qui aurait d’ailleurs renoncé à visiter ces grands pays d’Europe ou les Etats-Unis ? Le vrai combat contre le terrorisme, c’est cela, cette solidarité sans faille. A nous, par notre détermination, de faire peur aux barbares. Je vous invite en Mauritanie, femmes et hommes de conscience, pour ne pas laisser votre place à ceux qui font injure à notre longue et ancienne civilisation."
source : Libération du 9 janvier 2008
"J’entends depuis quelques jours, çà et là, et sans voix pour y répondre, qu’il ne faut plus aller en Mauritanie, que c’est dangereux. Je vous invite en Mauritanie. Je vous y invite parce que ce pays conduit, depuis des siècles, une singulière «politique de civilisation», comme le réclamait récemment pour son propre pays le président de la République française. Ce mélange de cultures maure, arabo-berbère et noire africaine, ce brassage ethnique, cette terre d’échanges fertiles sont à bien des égards, malgré le sous-développement, des gages de civilisation. Je vous invite en Mauritanie parce que ici comme nulle part ailleurs une culture nomade a forgé une culture érudite. Je vous invite à rencontrer nos savants, nos griots, nos musiciens, à connaître ce pays qui compte quatre villes classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, ce pays qu’on dit être le pays du million de poètes, je vous invite à visiter nos universités et nos bibliothèques du désert. Je vous invite en Mauritanie parce que l’annulation d’une compétition sportive ne doit ni effacer les efforts d’un pays pour construire son image dans la région et dans le monde et pour faire vivre son identité de nations multiples, ni surtout à encourager les terroristes à continuer à nous faire peur. Je vous invite à venir en Mauritanie comme nous avons continué à aller, et plus engagés que jamais, à Madrid, à Londres, à New York après des attentats autrement meurtriers. Qui aurait d’ailleurs renoncé à visiter ces grands pays d’Europe ou les Etats-Unis ? Le vrai combat contre le terrorisme, c’est cela, cette solidarité sans faille. A nous, par notre détermination, de faire peur aux barbares. Je vous invite en Mauritanie, femmes et hommes de conscience, pour ne pas laisser votre place à ceux qui font injure à notre longue et ancienne civilisation."
source : Libération du 9 janvier 2008
11 janvier 2008
le péril jeune
Une étude récente de la Fondation pour l'innovation politique (téléchargement)montre que les jeunes Français battent des records de morosité. Confrontés à 20 000 autres jeunes de différents pays, ils sont les plus pessimistes. Frileux, redoutant l'ouverture de la mondialisation, n'espérant pas grand chose de la vie, ils pensent être incapables de faire bouger la société. Punaise.
Une des questions traitait de la bonne volonté "à payer pour les âgés". Les Chinois se sentent les plus solidaires devant les Russes et les Indiens, les Scandinaves, les Américains et les Britanniques. Les Français : bons derniers.
Normal. Les vieux, c'est nous alors nous le valons bien.
Bien sûr ce sont nos pères et mères qui ont fait le monde dans lequel nous avons vécu. Mais c'est nous qui en avons profité. Nous avons eu la chance incroyable dans l'histoire du monde de connaître la paix. La vraie. Nous ne connûmes les guerres coloniales que de loin ou sous forme de manifestations de rue. Nous avons vu naître l'Europe, c'est à-dire la paix. Nous avons vu le début de la conquête spatiale, la découverte des premières exoplanètes connues. Applaudi à la fin de la peine de mort qui nous mettait dans le groupe des Nations civilisées. Nous avons vu le pays s'enrichir de façon extraordinaire : la douche, la bagnole et le réfrigérateur pour presque tous. Nous avons connu les premières écoles mixtes. Nous avons connu les vacances et les voyages.
Nous avons fait sauter les carcans que nos pères conservaient pieusement des ancêtres. Ce fut notre rôle. Nous avons libéré la parole, les corps et la sexualité. Enfin fait avancer la cause des femmes. Ouvert les études à presque tous. Fait la route des Indes. Nous avons même réussi à gagner notre vie. Nous avons eu tous les bonheurs. Et en plus ils faudraient qu'ils payent nos retraites en nous écoutant répéter que nous vivons une époque formidable ! Et qu'ils soient contents de le faire ! Non.
Mais tout de même qu'ils n'écoutent pas trop la poignée de Pétainistes hargneux et peine-à-jouir que l'on entend trop dire et répété que les "malheurs des temps" (quel malheur d'ailleurs ?) seraient du à la génération de 68. Ne savez-vous pas qu'il est vain de se lamenter ? Ne savez-vous pas qu'il est bon de regarder le monde changer ?Au lieu de ratiociner comme des vieillards (ceux d'avant), feriez mieux de secouer un peu le cocotier, nom de dieu!
Une des questions traitait de la bonne volonté "à payer pour les âgés". Les Chinois se sentent les plus solidaires devant les Russes et les Indiens, les Scandinaves, les Américains et les Britanniques. Les Français : bons derniers.
Normal. Les vieux, c'est nous alors nous le valons bien.
Bien sûr ce sont nos pères et mères qui ont fait le monde dans lequel nous avons vécu. Mais c'est nous qui en avons profité. Nous avons eu la chance incroyable dans l'histoire du monde de connaître la paix. La vraie. Nous ne connûmes les guerres coloniales que de loin ou sous forme de manifestations de rue. Nous avons vu naître l'Europe, c'est à-dire la paix. Nous avons vu le début de la conquête spatiale, la découverte des premières exoplanètes connues. Applaudi à la fin de la peine de mort qui nous mettait dans le groupe des Nations civilisées. Nous avons vu le pays s'enrichir de façon extraordinaire : la douche, la bagnole et le réfrigérateur pour presque tous. Nous avons connu les premières écoles mixtes. Nous avons connu les vacances et les voyages.
Nous avons fait sauter les carcans que nos pères conservaient pieusement des ancêtres. Ce fut notre rôle. Nous avons libéré la parole, les corps et la sexualité. Enfin fait avancer la cause des femmes. Ouvert les études à presque tous. Fait la route des Indes. Nous avons même réussi à gagner notre vie. Nous avons eu tous les bonheurs. Et en plus ils faudraient qu'ils payent nos retraites en nous écoutant répéter que nous vivons une époque formidable ! Et qu'ils soient contents de le faire ! Non.
Mais tout de même qu'ils n'écoutent pas trop la poignée de Pétainistes hargneux et peine-à-jouir que l'on entend trop dire et répété que les "malheurs des temps" (quel malheur d'ailleurs ?) seraient du à la génération de 68. Ne savez-vous pas qu'il est vain de se lamenter ? Ne savez-vous pas qu'il est bon de regarder le monde changer ?Au lieu de ratiociner comme des vieillards (ceux d'avant), feriez mieux de secouer un peu le cocotier, nom de dieu!
05 janvier 2008
actualités locales
28 décembre 2007
12 novembre 2007
honneur à La Rochelle
Une femme "clocharde" ou même "pocharde" diraient certains, "sdf" en politiquement correct, est morte aujourd'hui à La Rochelle. Elle est morte à sa place habituelle sur les marches d'un magasin du centre ville. Ailleurs personne n'en parlerait, sauf les flics entre deux portes et encore. Ici ce fut, ce soir, le premier titre des actualités régionales de France 3. Les marginaux, mais aussi les bourgeoises du quartier, en tenue de bourgeoises, vinrent dire aux journalistes que c'était une femme bien et qu'elles avaient coutume de lui acheter son vin préféré, du rosé, Monsieur. La journaliste raconta que cette femme avait été mariée à un fonctionnaire et qu'elle avait vécue toute une vie autre. Et c'était bon d'entendre parler de cette malheureuse femme. Je suis content d'habiter enfin une ville normale,où l'on ne vit pas dans la haine de son prochain, où la peur est estompée, où les gens semblent normaux.
03 novembre 2007
silence
On me demande de reprendre la parole. A vrai dire je n'en ai qu'une envie limitée. La mer, le vent, la province me poussent au silence. Je n'éprouve plus guère de ces frustrations qui me faisaient crier. Mes cris sont devenus domestiques. Je travaille de mes mains. Je reste le nez dans le vent. Le comble du bonheur pour les gens d'ici, c'est d'être "bénèze". C'est leur ambition suprême. Cela me convient. Et cela peut conduire loin, mais sans jactance.
Concrètement : je vais réfléchir à la question en cagouillard d'adoption.
Concrètement : je vais réfléchir à la question en cagouillard d'adoption.
16 juin 2007
retour
Merci aux agentes de France Telecom qui ont pris le problème en main, j'ai enfin à nouveau une ligne adsl. A La Rochelle, ville belle et rebelle, il fait beau, l'air est pur et je m'y sens infiniment bien. Je vous livrerai ce soir, alors que le vent du conformisme et de l'ordre moral souffle ses vapeurs délétères, en guise de reprise cette phrase de Buenaventura Durruti : "Aussi longtemps que l'homme ne pensera pas par lui-même et ne prendra pas les responsabilités lui incombant, il n'y aura pas de libération totale de la personne humaine".
No pasaran !
No pasaran !
10 juin 2007
silence involontairement persistant
Bon, pour moi la situation est simple. J'attends depuis le 31 mai le transfert de ma ligne adsl sur mon nouveau numéro de téléphone (précision pour Benjamin : c'est à La Rochelle). Merci France Telecom.
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