17 janvier 2007

un petit air ancien

J'ai enregistré un peu de musique à écouter en ouvrant le "profil" à droite. Qui saurait reconaître cet air ?

16 janvier 2007

Les voyages donnent à réfléchir

Si j'ai bien compris, M. de Robien écoutant comme à son habitude la frange la plus réactionnaire des tenants de l'Instruction avait décidé de s'en prendre au bastion de la pédagogie : les IUFM. En effet la fine fleur des défenseurs de l'Instruction, façon 14-18 pense que la pédagogie est une pratique erronée, nauséabonde et dangereuse, même "de gauche" pour certains. Encore que ces dinausores puissent se rencontrer dans les partis politiques dits "de gauche". Car ces gens sont légion. Quand je travaillais à l'Ecole d'Ingénieur du Cesi, j'ai organisé une formation des formateurs comprennant un zeste de pédagogie. L'une des directeures m'a fait savoir vertement que "la pédagogie, c'est de la merde". Bref M. de Robien avait trouvé l'astuce : puisque la pédagogie est néfaste, nous changerons le statut des IUFM en les faisant rentrer dans l'université et on en profitera pour les aligner sur la seule valeur qui compte : les savoirs académiques (antérieurs à 14-18). Dans son entourage, il y eut quelques esprits rationnels, peut-être effrayés secretement par la nullité des propos de leur ministre sur la lecture, pour suggérer une tournée des pays voisins. Benchmarking, comme on dit. Et là M. de Robien eut la surprise de constater que partout on considérait la pédagogie comme aussi nécessaire au professeur que la pratique du rabot pour le menuisier. Prudent, il a donc décidé de changer le flacon mais pas le contenu. Déjà les réactionnaires crient à la trahison !

15 janvier 2007

le communisme était soluble dans l'alcool et le chiracisme dans la connerie

Pardonnez-moi de coller aussi dangereusement à l'actualité. Ma blague du jour est une vieille histoire soviétique: "Nicolas Sarkozy, candidat unique de l'UMP a été élu par 98.1 % des voix". Il n'y a plus aucune place pour les humoristes en France, les politiques s'en chargent.

14 janvier 2007

démagogue

Bon, c'est confirmé : Buffet, Besancenot et Le Pen sont pour des amnisties d'automobilistes.
"Environ 820 morts, c’est le bilan sur la route à cause de l’amnistie présidentielle dans les mois qui ont précédé les trois dernières élections présidentielles, selon une étude menée par Régis Bourdonnais et Thierry Granger, deux enseignants de l’université Paris-Dauphine. Les automobilistes anticipent une faveur présidentielle et sont donc moins prudents.
«L’étude indique le nombre de morts sur les routes en plus, par rapport aux années normales, entre le moment où un magazine automobile écrit un article du style Faut-il encore payer ses PV? et l’élection », explique Claude Got, spécialiste de la sécurité routière.
Et il détaille :
* Pour la réelection de François Mitterrand en 1988, l’article sort en novembre 1987. Nombre de tués supplémentaires : 340.
* Pour l'election de Jacques Chirac en 1995, l’article sort en septembre 1994. Nombre de tués supplémentaires : 240.
* Pour 2002, l’article sort en mars 2001. Nombre de tués supplémentaire : 240."
Eviter tout relâchement
«Il suffit d’un relâchement minime dans le comportement des automobilistes pour faire 300 tués de plus», rappelle le spécialiste d'accidentologie. Les statistiques montrent qu'une augmentation de seulement 1% de la vitesse moyenne fait 4% de tués en plus.
source : Aurélie Blondel

13 janvier 2007

brave heart, by Jove !

La "bravitude" de Mme Royal n'est ni un lapsus, ni un néologisme mais au mieux un signe de fatigue, peut-être une astuce de communication (navrante dans ce cas) au pis un barbarisme. Comme disait Camus ne pas employer le mot juste c'est ajouter aux malheurs du monde.

12 janvier 2007

encodé

Vu hier soir à la télé : le mouton enragé. Un film épatant. On y raconte une histoire que vous connaissez peut-être. Deux autruches femelles sont poursuivies par deux autruches mâles. Or ces dernières courent plus vite. Voyant qu'elles perdent du terrain les deux femelles décident de se cacher. A la manière des autruches : la tête dans le sable. C'est alors que l'un des mâles s'arrête et dit à l'autre : elles ont disparu. Dans le film, la question est de savoir si c'est drôle ou pas. Mon opinion est que toute notre difficulté à percevoir la réalité, alors que celle-ci est donnée, là devant nos yeux, vient de ce que nous connaissons tellement bien les codes que nous ne voyons plus rien. Nous passons notre vie entière à apprendre des codes pour masquer la crudité du réel. Et ceci est aussi bien vrai des sciences que de la vie quotidienne.

11 janvier 2007

démagogues

Pouvez-vous m'aider à vérifier que cette information de France 2 est exacte ? Le Pen, Besancenot et Buffet se seraient prononcés pour l'amnistie des délits routiers... C'est un critère de classement des candidats qui en vaut d'autres, non ?

10 janvier 2007

consumérisme

Je vais juste vous faire part d'une reflexion à propos d'un changement de portail. Le vendeur me dit c'est du "red cedar", ah ! Qu'est-ce qui le prouve ? C'est écrit dessus. Origine ? Sait pas ? Quand a-til été coupé (très important) : sait pas ! Comment a-t-il été séché ? Sait pas. A Noêl, j'ai acheté une pintade, j'en savais dix fois plus. Et cela valait cent fois moins. On me parlera de santé, mais la façon dont on exploite le red cedar a des conséquences sur les polulations locales. Et puis le précédent portail a pourri... Allez les consommateurs encore un petit effort pour la clarté.

01 janvier 2007

bonne année

Hier le vent soufflait à près de 100 Km/h, nous avons réveilloné sur le bateau...au port ! Heureuse année à tous !

31 décembre 2006

un reveillon de mortels

Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ? Il est "doué" de raison, mais s'en sert peu...Et il est capable de trucider son prochain ou de l'embrasser à peu près pour les mêmes raisons. Pour se faire une opinion définitive sur l'humanité, je recommande de lire les 74 pages des Naufragés du Batavia de Simon Leys, histoire vraie, éditions du Seuil.

26 décembre 2006

fourbe

Si Hoche a vraiment demandé aux Emigrés de Quiberon de se rendre pour avoir la vie sauve et les a fait fusiller ensuite, c'est un salaud. Mais il n'est pas certain que les choses se soient passées ainsi, car nous ne sommes, avec la Révolution française, que dans les débuts du totalitarisme moderne. Durant des siècles, sur ce coin de la planète, nous sommes peu à peu sortis de la barbarie grâce à deux piliers de la civilisation : le premier étant le respect de la parole donnée, ou si l'on veut le sens de l'honneur. Le second étant la version "Sermon sur la Montagne" du Christianisme (et non l'Inquisition), à savoir la compassion pour ceux qui souffrent, les pauvres, les perdants... La Révolution nous a légué pour en finir avec ces mièvreries, le sens de l'Etat : protecteur des pauvres et des faibles(on les enferme), égalitariste (sauf pour ses commis !) et garant de la légalité. Est désormais juste ce que l'Etat entérine. Finis le sens de l'honneur et de la parole donnée ! La première guerre mondiale permettra de pousser la logique jusqu'au bout, on ira jusqu'à transformer définitivement les hommes en "ressource humaine" donc consommable, et la fourberie en stratégie géniale. Pas surprenant que nous en soyons arrivé à "tout ce qui n'est pas interdit est autorisé" !

25 décembre 2006

Solde de tout conte (de Noël)

Je n'ai pas encore pu vérifier totalement cette information.
Dans le magasin Carrefour d'Ivry-sur-Seine, juste à côté de chez moi, travaillait un SDF qui devait être logé ces tous prochains jours grace à l'action de ses collègues. La direction, toutefois lui reprochait d'être parfois en retard le matin. En guise de cadeau de Noêl, elle l'a licencié. Aujourd'hui 24 décembre, les salariés du magasin tentaient de mobiliser les clients sur le sort de cet homme. Paix sur terre aux hommes de bonne volonté !

24 décembre 2006

Joyeux Noël aux gens de bonne volonté

Jeudi matin, un collégien est, selon quelques médias, roué de coups par des camarades. Il décédera quelques heures plus tard. C’est alors que les responsables politiques et syndicaux commencent à s’emparer de l’affaire, chacun s’efforçant de jeter de l’huile sur le feu. Dès jeudi soir, selon le journal Le Monde qui décrit un « emballement politique », le PS "exprime son inquiétude face à une montée endémique de la violence, dont la gravité n'a pas été prise en considération et qui n'entraîne pas à ce jour la mobilisation générale indispensable". Une responsable du SNES-FSU déplore que les enseignants du collège concerné n'aient pas obtenu les "moyens supplémentaires" qu'ils demandaient. Le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, assure que le décès de Carl témoigne d'"un gros problème de vigilance et d'encadrement". Le vendredi matin, la FCPE exprime son refus que « la sécurité des enfants soit sacrifiée par des économies de bout de chandelle ». En déplacement en Namibie, Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale fait savoir qu'il prône la "tolérance zéro qui doit s'appliquer contre toutes les formes de violence, y compris verbale". Jean-Marie Le Pen, assure lui que le décès du collégien "doit faire prendre conscience aux Français de la gravité de la situation et de l'impéritie des gouvernants". Ségolène Royal, affirme que, "lorsqu'il y a un drame aussi atroce, il faut clairement et fermement redire les choses" : "Il faut renforcer la présence adulte, dans les collèges ».François Bayrou, enfin, qui à l’heure où il parle sait sans doute la vérité déclare «en fait, il est mort de peur, sous les coups qui le frappaient".
La vérité pour la connaître, il fallait attendre les résultats de l’enquête qui ne fut pas longue. Il y a eu une bagarre banale, comme il y en a chaque jour dans chaque collège et un enfant qui présentait une malformation cardiaque grave en est malheureusement décédé. Les deux autres enfants sont « traumatisés » selon le procureur. Quel besoin avons-nous d’être dirigé par des histrions gouvernés par leurs émotions, aptes à se saisir de n’importe quel fait divers pour aller titiller nos angoisses ? N’ont-ils pas de nerfs ? Ou bien ne connaissent-ils que la manipulation ?
source

23 décembre 2006

banquise

Hier j'ai regardé sur France 3 les fantastiques images de Franck Hurley, le cameraman de l'expédition polaire de Shackleton (1914-1917). Aujourd'hui j'ai adopté un petit manchot esseulé. Vous pouvez lui donner un poisson. Rien d'autre à signaler.

22 décembre 2006

prometteur

Le candidat Nicolas Sarkozy, a promis le 18 décembre que plus aucun SDF ne serait obligé de dormir "sur les trottoirs et d'y mourir de froid (...) d'ici à deux ans", s'il était élu en 2007. Ce type a une telle volonté d’agir que si j’étais Jacques Chirac, au lieu d’attendre les échéances électorales, je le nommerais illico ministre de l’Intérieur

21 décembre 2006

salauds

Les BASM (bombes à sous-munitions) sont une invention des cerveaux délirants des chercheurs d'armement. Elles tuent plus après la fin des combats que pendant et sont donc destinées essentiellement à hacher menu des civils (98% des victimes) tout spécialement des enfants. Hier soir au journal de France 2, un militaire français en mission de déminage au Liban dénonçait la non-réponse des Israéliens à la demande de carte des BASM dispersés par leur aviation. Il avait bien raison. Ce que le journal télévisé n'évoquait pas, c'est la position du gouvernement français concernant ce type d'arme. Handicap International "déplore les conclusions du rapport sur les BASM (bombes à sous-munitions), voté le 13 décembre dernier par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Loin de toute perspective d’interdiction, ce texte appelle à une simple application du droit international humanitaire existant, laquelle, couplée à une réflexion sur l’encadrement de l’usage de ces armes et à des mesures d’amélioration technique, suffirait selon ses auteurs à répondre aux dangers posés par les bombes à sous-munitions".
Alors même qu'il existe une initiative d'interdiction lancée par la Norvège et signée de 25 pays, le rapport du Sénat encourage le gouvernement à camper sur ses positions.

20 décembre 2006

banlieusard

En mettant en vente ma maison de Vitry sur Seine je pensais naïvement attirer des familles parisiennes et en fait pratiquement seuls ceux qui avaient une relation avec cette ville et la connaissaient ont répondu. Comme quoi, la banlieue est toujours pour les autres ce paillasson où l'on s'essuie les pieds avant d'entrer dans Paris dont parlait Céline. Ou encore ce dépotoir où la "ville lumière" impose ses déchets, ses morts, ses usines et ses pauvres. Une ville de 80 000 habitants, pourtant dotée du plus moderne musée d'Art contemporain d'Europe à 4 Km de la capitale reste dans l'imaginaire un "non-lieu" connu seulement pour quelques faits divers sordides. Il est vrai que tant que les décideurs de tous poils et les journalistes ne franchiront pas la muraille du périphérique autrement qu'en hélicoptère, les 3/4 de la population vivront dans cette zone grise et indifférenciée. Au moins le peuple qui les invite chaque soir à sa table n'a-t-il pas à les supporter physiquement.